Rapport établi entre l’indice de masse corporelle et la dépression

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Selon une étude récemment menée, l’indice de masse corporelle aurait un impact important sur la dépression. Ce qui devrait apporter une solution de plus dans la lutte contre ce trouble mental.

Rapport établi entre l'indice de masse corporelle et la dépression

Méthodologie de l’étude

Les chercheurs de l’université en Australie du Sud et de l’Université d’Exeter au Royaume-Uni ont effectué une étude sur 48 000 personnes face à un groupe témoin de 290 000 sujets nés entre 1938 et 1971. Les individus étudiés sont des Britanniques âgés de 37 à 73 ans. L’étude porte sur le lien entre la dépression et l’indice de masse corporelle. Pour ce faire, les chercheurs ont eu accès aux données génomiques de ces groupes appartenant à la cohorte UK Biobank.

D’après ces investigations, les informations reçues ont été analysées afin de vérifier si la dépression résultait de problèmes de santé en lien avec l’obésité. Les recherches se sont basées sur deux paramètres : les gènes associés à un IMC élevé d’un côté et les gènes associés à des risques de maladies.

IMC

L‘indice de masse corporelle ou IMC permet de calculer approximativement la corpulence d’une personne. Il a été défini par l’OMS en 1997 afin de déterminer les intervalles entre un indice normal, de maigreur ou de surpoids d’un individu. Il se calcule en divisant le poids par la taille au carré. L’indice estimé normal est situé entre 18 et 25. Au-delà ou en deçà de ces chiffres, un individu est classé maigre ou en surpoids. En revanche, un IMC au-dessus de 30 est affecté parmi les obèses.

Une importance accrue chez les femmes

Les résultats de l’étude montrent que l’association de ces gènes à un IMC supérieur à 30 est beaucoup plus importante chez les femmes plutôt que les hommes. Cela dit les femmes obèses sont nombreuses à être dépressives.

Du côté des hommes, ils ont tendance à être dépressifs si leur IMC est faible par rapport à ceux dont la valeur d’IMC est normale.

La recherche a donc abouti à la conclusion que l’obésité est non seulement à l’origine de plusieurs maladies (cardiovasculaires, respiratoires, l’hypertension artérielle, le diabète, le cancer), mais aussi de la dépression.

D’autres études ont également donné le même résultat. Une femme ayant un IMC entre 30 et 34.9 serait doublement affectée par la dépression par rapport à une femme ayant un rapport poids/taille normal, selon une recherche en 2016. De même, aux États-Unis, en 2017, les chercheurs du Birgham & Women’shospital de Boston, rapportent que les femmes dont l’IMC est élevé sont plus sujettes à des dépressions postpartum aussi connues sous le nom de baby-blues.

Un souci de nature psychologique

Plus l’IMC est en hausse, plus le risque de dépression augmente surtout chez les femmes (24 %). Selon le coauteur de l’étude Tim Frayling, les facteurs psychologiques sont du même degré que les facteurs physiologiques. La dépression liée à l’obésité est surtout caractérisée par un manque d’estime de soi, toujours selon lui.

Par ailleurs, le problème du surpoids impacte considérablement sur le plan économique. Selon la professeure Elina Hypponen qui a codirigé l’étude,  « l’épidémie actuelle d’obésité est très inquiétante ». En effet les estimations déduisent que cela coûte mille des milliards de dollars à la communauté internationale. Un montant exorbitant qui incite à la réflexion.

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