Tout sur l’incontinence urinaire

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Littéralement, l’incontinence urinaire désigne l’incapacité à contenir son urine. C’est un trouble qui concerne bon nombre de femmes, notamment les nouvellement mères ou les ménopausées. Souvent considéré comme un tabou dans le milieu social, il s’agit d’un mal qui depuis longtemps subsiste et qui se traite bien. Pour qui souhaitent en savoir plus sur le sujet, ci-après nos explications.

Tout sur l’incontinence urinaire

Incontinence urinaire : quèsaco ?

Dans le milieu social, incontinence urinaire : un sujet délicat prenant souvent la femme pour cible. Dans le domaine scientifique, il s’agit simplement de mictions incontrôlées ou pertes involontaires d’urine. Suivant les circonstances, elle revêt trois formes. La première est dite incontinence d’effort. Elle se manifeste en dehors des mictions après un important effort physique, un rire ou un éternuement qui augmente la pression à l’abdomen. Elle génère près de 75 % de fuites d’urine. La seconde se reconnaît par des envies pressantes incontrôlées de jour comme de nuit et hors des efforts. On la désigne par le terme d’incontinence par impériosité. La dernière mixe les deux premières formes. Elle peut être permanente et se caractérise par l’absence de vraies mictions.

Quels éléments en cause à une incontinence urinaire ?

En général, une personne est capable à retenir son urine grâce à son appareil sphinctérien, sis sous le col de la vessie. Lorsque le sphincter ou les muscles du périnée sont lésés, cela peut engendrer un dysfonctionnement musculaire. Cela peut alors générer une incontinence urinaire. Cependant, ce trouble peut également découler d’une anomalie neurologique handicapant le sphincter ou la vessie.

En allant au cas par cas, l’incontinence urinaire d’effort résulte d’un relâchement des muscles de la vessie et du périnée. Ce phénomène peut être favorisé par les mélimélos hormonaux de la ménopause, les accouchements successifs et l’épisiotomie. Quant à l’incontinence par impériosité, elle est souvent le fruit d’une anomalie neurologique ou bien d’une irritation de la vessie. Par exemple, elle découle d’une malformation congénitale, d’une vessie hyperactive, d’un blocage du col de la vessie, d’une infection (urinaire ou vaginale), d’un calcul urinaire ou d’un polype de la vessie. Elle peut également être causée par un traumatisme au niveau de la moelle épinière, une démence ou un AVC.

Que faire pour y remédier ?

Naturellement, il faut d’abord consulter avant de traiter. Cela permettra au médecin de savoir quoi vous prescrire. Lors de la consultation, celui-ci posera son diagnostic sur la nature de l’incontinence, le type de gêne, les antécédents chirurgicaux et obstétricaux. Il se basera également sur la fréquence et les circonstances des fuites. Il peut ensuite peaufiner son bilan avec un examen clinique du périnée, des analyses urinaires, un examen urodynamique, une électromyogramme ou encore une IRM médullaire. C’est suivant la cause et le type d’incontinence.

Une fois le diagnostic en poche, le médecin peut proposer les solutions suivantes pour en traiter la cause :

  • La rééducation des muscles du périnée ou une intervention chirurgicale (pose de sphincter artificiel par exemple) en cas d’incontinence d’effort
  • Le placement d’une bandelette de tissu synthétique sous l’urètre
  • Des médicaments anticholinergiques et une rééducation en cas d’incontinence par impériosité
  • Une implantation d’électrode ou neuromodulation sacrée
  • Une injection intradétrusorienne de toxine botulique A
  • une importante opération chirurgicale mettant en cause une vessie neurologique

Sinon, ne ratez pas notre article Victimes d’incontinences : quelques conseils sur le plan nutritionnel. Vous y trouverez des astuces pour mieux vivre ce trouble.

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