Troubles musculo-squelettiques : tous les métiers concernés

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Le milieu professionnel, reconnaît la Sécu, n’est pas à l’abri de nombreuses maladies. Les travailleurs peuvent souffrir de syndrome du canal carpien, des tendinites, de cervicalgies et de lombalgies qui font partie des troubles musculo-squelettiques ou TMS. Tous les travailleurs ne sont pas à l’abri de pathologies qui les guettent à chaque instant sans même qu’ils s’en aperçoivent. Elles attaquent les membres supérieurs d’abord. Mais au fil des jours, c’est tout l’appareil locomoteur qui en pâtit gravement.

Troubles musculo-squelettiques : tous les métiers concernés

Ce qu’il faut savoir des TMS

Travailler n’est forcément pas le bon moyen pour rester en bonne santé. À cause des différentes contraintes, les troubles musculo-squelettiques se manifestent chez de nombreux travailleurs. Ils se plaignent d’avoir mal aux tendons, aux nerfs, aux muscles et aux articulations.

Les TMS proviennent des gestes répétitifs et des efforts physiques au-delà de ce que les muscles peuvent supporter. Une forte pression est exercée sur les bras et sur les articulations. Les spécialistes parlent de TMS provoqués par une hyper-sollicitation des muscles. Mais l’inverse aussi est vrai. Le manque de sollicitation chez les travailleurs devant leur PC à longueur de journée est un facteur de TMS.

Le régime général de la sécurité sociale a classé les TMS parmi les maladies professionnelles qu’il reconnaît. Les troubles musculo-squelettiques constituent la grande majorité des dossiers traités. Soit 8 cas de TMS sur 10 enregistrés en 2015.

Les travailleurs sont tous exposés aux TMS

Tous les travailleurs dans les différents métiers sont exposés aux TMS. Il existe une catégorie de travailleurs qui sont, en permanence, plus vulnérables au risque de troubles musculo-squelettiques. Ils sont dans le nettoyage, l’agroalimentaire, principalement l’industrie de la viande, dans la construction automobile, dans les travaux publics, et dans le bâtiment.

Mais les TMS commencent à affecter ceux qui sont dans les métiers d’aide, notamment ceux qui travaillent à domicile ou en établissement hospitalier. Comme les aides-soignants ou les auxiliaires de vie qui travaillent dans les EHPAD ou les centres de retraite.

Le mode de fonctionnement du travail ainsi que les enjeux et les contraintes prédisposent les travailleurs aux TMS. Le rythme de travail est soutenu et les charges trop importantes. Le temps de récupération est insuffisant pour ne pas dire inexistant. Le manque de soutien moral et social de la hiérarchie provoque le stress.

Dans ce milieu contraignant, le travailleur est tout le temps sur les nerfs et ses muscles sont toujours tendus. Des douleurs articulaires, symptômes de TMS, sont ressenties en permanence dans certaines zones du corps.

Comment traiter et prévenir les TMS ?

Il faut réaménager le mode de fonctionnement du poste de travail afin de réduire ou de limiter la sollicitation musculaire.

Chaque entreprise a sa propre pratique du travail. Les employeurs ont le devoir de veiller à améliorer les conditions physiques exigées par le métier. Cette prise en considération de la dimension humaine est plus efficace dans la prévention des TMS que l’ergonomie des gestes, la réduction des bruits ou encore le réglage de la lumière dans les usines.

Il s’agit là d’une matière à réflexion pour les employeurs. Les troubles musculo-squelettiques handicapent énormément non seulement les travailleurs, mais aussi l’entreprise. En 2012, 10 millions de journées de travail sont perdues à cause des TMS. Les patients obtiennent des congés maladie et cela impacte négativement la productivité de la société.

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