Focus sur l’andropause

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L’andropause représente plus ou moins l’équivalent masculin de la ménopause. Cependant, elle s’avère de loin moins fréquente et n’affecte qu’une minorité d’hommes. Selon une étude publiée dans l’European Male Agung Study en 2010, seulement 2 % des hommes de 40 à 80 ans connaissent des épisodes d’andropause. Cependant, au lieu de se concentrer sur sa récurrence, de quoi retourne réellement ce trouble non médicalement reconnu ?

À quoi correspond l’andropause ?

L’andropause se définit comme une baisse du taux de testostérone dans le sang chez les hommes en proie de vieillissement. Cette décroissance hormonale se manifeste par quelques symptômes physiologiques et psychologiques. Cela se fait progressivement et de façon inconstante. Chez les sujets concernés, des experts affirment que la baisse s’échelonne seulement à 1 % par an, contrairement chez les femmes ménopausées.

Hormis l’âge, la baisse de testostérone associée à l’andropause est favorisée par une surconsommation d’alcool et de marijuana, une obésité, le diabète, le syndrome métabolique, une maladie chronique, un stress chronique, des troubles du foie et certains traitements médicamenteux (antipsychotiques, antiépileptiques et narcotiques).

Quels symptômes associés à l’andropause ?

Ce trouble masculin se manifeste généralement entre 45 ans et 65 ans, mais s’amorcerait vers la trentaine ou la quarantaine. Comme symptômes, il prend le plus souvent la forme d’une baisse de la libido et des problèmes d’érection. Il se peut toutefois que ces signes s’accompagnent d’une sensation d’affaiblissement ou de baisse d’entrain, d’épisodes de sudation excessive avec des bouffées de chaleur, de prise de poids surtout au niveau de l’abdomen et une insomnie. Sur le plan psychologique, l’andropause s’en vient avec un accès de déprime, des soucis de mémoire et de concentration.

Les traitements possibles

Ceux qui veulent remédier aux symptômes de l’andropause peuvent s’en tenir à un traitement hormonal à la testostérone. Il s’administre sous forme de gel transdermique (androgel 2 % et Testim), de timbre transdermique (Androderm), de comprimés (Andriol) et d’injection intramusculaire à base de cypionate (Depo-Testostérone) ou d’enanthate de testostérone (Delatestryl). Il s’agit de l’unique alternative médicamenteuse proposée actuellement. L’hormonothérapie à la testostérone permettrait d’en alléger les symptômes, dont la baisse de l’appétit sexuel, les troubles érectiles et la perte d’énergie. Parallèlement, cela redonne de la vigueur et raffermit les muscles. Pour en voir les effets, il faut généralement compter entre 4 à 6 mois. On précise tout de même que l’efficacité de cette solution reste encore à prouver. De plus, celle-ci peut éventuellement présenter un risque de cancer (prostate et sein), d’hypertrophie bénigne de la prostate, des troubles hépatiques, d’apnée du sommeil et de formation de caillots dans le sang. De ce fait, l’on se gardera d’en recourir en cas de pathologie cardiaque ou d’hypertension non contrôlée, un trouble prostatique ou un taux accru d’hémoglobine.

Cependant, l’usage d’autres médicaments ciblant un symptôme particulier de l’andropause est admissible. En cas de dysfonction érectile, l’on peut se servir d’un inhibiteur de phosphodiestérase de type 5 tel que le Viagra® ou le Levitra®. L’on peut aussi envisager l’usage d’aphrodisiaques naturels pour traiter cet aspect.

Dans tous les cas, il faut consulter un sexologue ou un psychologue pour déterminer si les symptômes découlent réellement de l’andropause et non d’une maladie sous-jacente.

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